Une plongée dans le fonctionnement de la justice

Pour observer la justice en action, les élèves de Première STMG 3 et de Terminale (option DGEMC) ont assisté à une audience correctionnelle au palais de justice de Clermont-Ferrand.

Les affaires jugées ce jour-là étaient nombreuses et variées : trafic de stupéfiants au sein d’un restaurant, contrefaçon de chèques, délit de fuite après un contrôle routier, escroquerie et usurpation d’identité dans le cadre d’un achat de voiture en leasing.

Comprendre l’organisation d’un point de deal

Une affaire de détention de stupéfiants, de recel et de port d’arme a permis aux élèves de constater le fonctionnement d’un réseau de trafic : recrutement des vendeurs via WhatsApp, collecte de l’argent auprès des « charbonneurs » et surveillance constante de la BAC.

Un règlement de comptes au cœur d’un quartier

Une autre affaire a révélé le quotidien insupportable de certains habitants. En pleine nuit, des coups de feu sont tirés contre la façade et le hall d’un immeuble d’un quartier de la ville ; les tireurs prennent ensuite la fuite en brisant les pare-brises des voitures stationnées. Il s’agit d’un règlement de comptes entre bandes rivales. Si le chef du gang était absent à l’audience, les trois exécuteurs, tous multirécidivistes, étaient jugés pour usage d’armes, destruction de bien public commise en réunion et dégradation de biens privés.

Découvrir les subtilités de la procédure

Au-delà des faits, les élèves ont également pu observer plusieurs éléments procéduraux essentiels :

  • La prise en compte de la personnalité du prévenu, étudiée par le tribunal avant tout prononcé de peine.
  • La subtilité de la procédure d’« opposition » : un premier jugement rendu par défaut avait été adressé à une homonyme, qui l’avait fait déclarer irrecevable ; l’avocat a alors dû interjeter appel.
  • Le mandat de dépôt prononcé à l’audience contre des prévenus pourtant venus libres.
  • La plaidoirie d’une avocate commise d’office demandant un report d’une heure pour prendre connaissance du dossier, délai qu’elle a obtenu et qui lui a permis d’arracher la relaxe de son client, faute de preuves suffisantes de son implication.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *