Vendredi 10 novembre, nous avons fait confiance à la SNCF, avec un départ à 5h du matin et un retour par le dernier train de Paris.
Ce fut un pari réussi : nous avons passé une très bonne journée. Nous avons visité l’Assemblée Nationale le matin et le musée d’Orsay l’après-midi. Nous avons également découvert les pyramides du Louvre, le jardin des Tuileries et le Trocadéro avec vue sur la Tour Eiffel, le tout en nous déplaçant en métro.
Pour le bac de Français, nous avons fait le lien entre des peintures impressionnistes et des textes du programme et nous avons pu photographier le buste d’Olympe de Gouges à l’Assemblée Nationale. Cette visite nous a permis de découvrir le lieu où les lois sont votées. Nous n’avons pas pu croiser de députés, la session parlementaire étant annulée pour cause de 49.3 mais le guide nous a présenté l’histoire du Palais Bourbon à travers les différentes républiques.
Le mardi 14 novembre, deux classes de BTS ESF et SP3S du lycée Sidoine Apollinaire ont eu l’opportunité enrichissante de participer à une table ronde captivante sur le thème des migrants.
Les intervenants, experts dans leur domaine, ont partagé leur expérience et leurs connaissances, offrant ainsi aux étudiants un aperçu approfondi des enjeux liés à l’immigration.
Parmi les intervenants, Gaia Trefouel, jeune juriste et ancienne membre de la Clinique des droits de Clermont, désormais engagée dans l’administration de l’État, a éclairé l’auditoire sur les différents statuts en droit des étrangers. Sa perspective professionnelle a apporté des nuances essentielles à la compréhension des réalités juridiques auxquelles sont confrontées les personnes migrantes.
Annie Llombard, bénévole dévouée au collectif 63 accompagnant des Mineurs Non Accompagnés (MNA), a partagé son expérience concrète, mettant en lumière les défis spécifiques auxquels ces jeunes sont confrontés. Son témoignage a suscité une réflexion profonde sur la nécessité d’une approche humaine et empathique dans l’accompagnement des migrants.
Pierre St Amans, bénévole engagé à la Cimade, a souligné le rôle primordial du secteur associatif dans l’accueil, l’accompagnement et l’intégration des personnes migrantes. Son engagement sans faille a illustré comment la société civile peut jouer un rôle actif dans la construction d’une communauté inclusive.
Au cours de la table ronde, les thèmes cruciaux tels que l’actualité relative à l’immigration en France, les préjugés et stigmatisations auxquels font face les populations migrantes, ainsi que la prise en charge par les pouvoirs publics, ont été abordés de manière approfondie.
Les étudiants ont eu l’occasion d’élargir leurs horizons et de remettre en question leurs opinions, contribuant ainsi à une sensibilisation accrue sur ces questions sociétales. Cette rencontre a été une véritable opportunité pour les étudiants du lycée Sidoine Apollinaire de s’immerger dans des débats constructifs et d’approfondir leur compréhension des réalités complexes liées à l’immigration. Elle a également renforcé la conviction que l’éducation et la sensibilisation sont des leviers essentiels pour construire une société plus inclusive et solidaire.
Enseignants et étudiants remercient les intervenants pour le temps qu’ils leur ont consacré. Leurs connaissances et leur expérience de terrain ont permis à chacun d’appréhender cette thématique de manière plus fine.
« Bonjour, je m’appelle Christine et j’ai 60 ans. J’ai voulu intervenir à Sidoine devant vous pour parler de ma trisomie, de mon parcours scolaire et professionnel, de ma famille, de ma vie à la résidence. J’ai envie que vous appreniez à me connaître un peu pour changer le regard des autres sur la trisomie 21, montrer que je suis capable de faire beaucoup de choses, seule ou accompagnée, malgré mon handicap. C’était mon rêve depuis plusieurs années. J’en parlais régulièrement aux éducateurs, aux stagiaires et ce projet a pu se faire il y a 7 ans. Je suis fière de faire ce projet. Mes éducateurs me soutiennent, me poussent à le faire, m’encouragent. C’est important pour moi. »
Ce sont par ces mots que l’intervention du 7 novembre dernier a débuté. Le lycée Sidoine Apollinaire et la classe de TS2ESF menée par Mme Thouvenot a récemment eu l’honneur d’accueillir une invitée très spéciale, Mme Christine Juilhard, résidente de la Maison des Remparts, située au 31 rue de la Gravière à Clermont-Ferrand. Cet événement a été rendu possible grâce à la collaboration étroite avec M. Vazeille, moniteur éducateur et référent de Mme Juilhard. Il a été initié grâce à Gwendoline Alzay, ancienne étudiante en BTS ESF au lycée, qui a fait un stage dans cette résidence l’année dernière.
La Maison des Remparts, inaugurée le 30 septembre 2002, est un lieu chaleureux qui héberge 12 résidents en situation de handicap. À proximité du quartier République à Clermont-Ferrand, cette résidence offre un cadre de vie adapté aux personnes nécessitant un accompagnement particulier. En août 2017, un service complémentaire a été mis en place, permettant la prise en charge des résidents retraités vieillissants pendant la journée, le service d’accueil de jour.
Lors de cette rencontre, Mme Juilhard a partagé, avec les étudiants de BTS en 2ème année d’ESF, son parcours de vie, mettant en lumière son expérience exceptionnelle. Son témoignage a touché différents aspects de son existence, depuis sa jeunesse jusqu’à sa vie professionnelle en tant que travailleuse au sein d’un ESAT (Établissement et service d’aide par le travail), et désormais à la retraite au sein de ce service d’accueil de jour.
Cet échange a constitué une opportunité unique pour les étudiants de découvrir de près le quotidien d’une personne atteinte de trisomie 21 et les défis qu’elle a dû surmonter tout au long de sa vie. Plus encore, les étudiants ont pu appréhender l’importance de l’accompagnement dont a bénéficié Mme Juilhard et son intégration au sein de la Maison des Remparts.
Cette intervention a permis d’ouvrir une fenêtre sur la réalité du travail social, en particulier dans le domaine du handicap. Les étudiants ont ainsi pu prendre conscience de la manière dont un Travailleur Social en tant que CESF (Conseiller en Économie Sociale et Familiale) ou un Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale (TESF) peut s’investir dans des structures telles que la Résidence Les Remparts. La contribution de l’intervenante a apporté une perspective précieuse sur la vie en communauté et les efforts déployés pour garantir une qualité de vie optimale à tous les résidents.
Cette expérience enrichissante s’inscrit parfaitement dans le cadre des enseignements de « Connaissance des politiques, des dispositifs et des institutions ». Elle a offert aux étudiants la possibilité de concilier la théorie enseignée en classe avec une réalité vécue. En somme, la visite de Mme Juilhard a constitué une étape significative dans la formation des étudiants, les préparant à devenir des professionnels du travail social conscients et engagés.
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers Mme Christine Juilhard et son référent, M. Vazeille, pour avoir partagé leur vécu et leurs savoirs expérientiels avec nos étudiants, ainsi qu’à la Maison des Remparts pour avoir rendu cette rencontre possible. Cette expérience restera gravée dans les esprits des étudiants, les inspirant à embrasser avec empathie et détermination leur futur rôle de travailleurs sociaux.
19 octobre, 5h30 du matin au pied du bus, les yeux peinent à s’ouvrir, mais les étudiants de 2ème année de BTS SAM et BioQualité volontaires sont tous là, enthousiastes et un peu excités aussi.
Ce voyage à Paris, cela fait maintenant 1 an qu’ils en entendent parler et qu’ils ont cherché à le financer.
Au programme, citoyenneté, culture et divertissement.
Il est 12h30 et nous sortons du bus pour un pique-nique dans le jardin des tuileries, au sec malgré un temps bien menaçant, heureux d’être à Paris.
14h40, nous entrons dans le Palais Bourbon et sommes accueillis par Mme Pires-Beaune, députée de circonscription qui nous a ouvert les portes de l’institution.
Notre guide nous a transportés dans l’histoire et l’architecture à travers les différentes salles de l’Assemblée Nationale, la rotonde, la salle des Pas-Perdus, la salle des quatre colonnes, l’hémicycle bien sûr et la magnifique bibliothèque… La découverte d’un lieu si particulier et chargé d’histoire qui a ainsi fait écho aux cours de droit et d’éducation civique de nos étudiants.
Pour clore cette journée, les étudiants ont pu profiter d’un peu de temps libre avant de prendre le métro direction les studios Rive Gauche pour l’enregistrement de l’émission Quotidien afin de voir l’envers du décor. Les étudiants et les autres spectateurs sont répartis sur les gradins selon look, âge et “belle gueule”, le chauffeur de salle nous briefe, test d’applaudissements et entrée de Yann Barthes. Bienvenue dans le monde du divertissement. Applaudissements, générique, clap de fin, l’enregistrement est terminé. Il est minuit trente, tout le monde a passé un bon moment, le RER B tourne encore, nous arrivons enfin à l’auberge de jeunesse à Gentilly.
Vendredi, 8h petit déjeuner continental à l’auberge, 9h30 nous sommes de retour à Paris, Quartier latin. Une photo devant Notre-Dame et nous voilà au Panthéon. Les étudiants déambulent sous le dôme, s’arrêtent devant le pendule de Foucault et se penchent sur le destin de nos grands hommes et femmes, entre Voltaire Rousseau, Marie-Curie ou Simone Veil. Nous profitons d’un accès gratuit au panorama du Panthéon et découvrons la vue époustouflante sur les toits de Paris.
Après un repas sur le pouce, direction l’Île de la Cité et la Sainte-Chapelle, son histoire et ses magnifiques vitraux.
Il est déjà 13h30, les étudiants profitent des deux dernières heures pour un dernier tour entre les Invalides, le palais Garnier, la pyramide et le carrousel du Louvre, point de rassemblement avant le départ.
Lundi 16 octobre en soirée, les étudiants d’HEC2 se sont rendus à la Comédie de Clermont pour assister à une représentation de «1,8m», d’Ivan Viripaev.
Spécialiste du théâtre documentaire, Viripaev propose dans cette pièce une dénonciation de la corruption du système judiciaire en Biélorussie et met en lumière les conditions de détention indignes qui sont imposées aux prisonniers d’opinion. Cette représentation s’inscrivait dans la lignée du travail mené en deuxième année sur le thème au programme du concours : la violence.
Comment montrer la violence sur scène (image, discours, mise en scène) ? Comment la recevons-nous, nous les spectateurs ? Comment comprendre le fait que Viripaev, pour restituer cette violence, choisit des témoignages bruts plutôt que la fiction ? Cette représentation ne nous a pas laissés insensibles et devrait nourrir notre réflexion…
À venir en janvier, une nouvelle sortie pour cette classe : « Black Lights », un spectacle de Mathilde Monnier sur les violences faites aux femmes.
L’objectif de cet atelier est d’identifier des conditions qui permettent de favoriser la participation des personnes accompagnées dans le cadre d’un accompagnement social.
La réflexion s’est déroulée en différentes étapes.
Chaque groupe de pair s’est d’abord questionné sur ses représentations des mots « accompagnement » et « participation ».
Pour favoriser le libre-échange, après un temps de réflexion, chacun a pu exprimer un ou des mot(s)-clé(s) sur un post-it. S’en est suivi un temps d’écoute de chaque mot , puis un temps d’échanges et de réactions au sein du groupe de pair.
Ensuite, de manière collective et avec l’accord de tous, les participants ont partagé leur(s) mots(s)-clé(s) sur un nuage de mots.
Le nuage de mots de chaque groupe de pair a permis une discussion.
Représentations des étudiants :
Représentations des personnes accompagnées ou ayant été accompagnées :
Représentations des travailleurs sociaux :
Le second temps consistait par groupe de pair à réfléchir à des pistes pour favoriser la participation des personnes dans le cadre d’un accompagnement social.
Ces pistes ont d’abord été réfléchies dans chaque groupe, puis présentées pour échanges avec l’ensemble des participants. Certaines propositions étaient communes à chaque groupe. Ainsi, les étudiants, les personnes accompagnées ou l’ayant été et les professionnels ont identifié 10 conditions pouvant favoriser la participation des personnes accompagnées :
1 .Se baser sur les attentes, les envies et les modes de vie de la personne accompagnée,
2. Encourager la personne à exprimer ses besoins et ses idées,
3. Valoriser les compétences de la personne et ne pas se focaliser uniquement sur les difficultés
4. Instaurer une relation de confiance,
5. Créer un climat de convivialité (utiliser l’humour quand cela est possible),
6. Avoir une considération pour la personne (démarrer l’accompagnement en s’appuyant sur une feuille blanche),
7. Chercher à apprendre de l’autre (curiosité),
8. Utiliser un vocabulaire simple,
9. Ne pas proposer un accompagnement « clé en main »,
10. Proposer à la personne un cadre sécurisant.
Ce travail de réflexion a permis l’expression des personnes, de découvrir les représentations de chaque groupe de pairs, d’identifier des visions communes dans un climat de respect, de non-jugement.
Nous remercions chaleureusement Isabelle, Corinne, Florence et les travailleurs sociaux du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme pour avoir participé à cet atelier contribuant ainsi à la réflexion et formation des futurs professionnels.